MANIÈRES DE VOIRE

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L'Arabie Saoudite et l'État Islamique: les pires ennemis de l'Islam

L'année 2015 a été une année pénible pour toutes les personnes imbues des valeurs humanistes qui animent un être humain. Entre des guerres macabres, des déplacements de milliers de populations à la recherche d’un havre de paix (la plupart parmi eux a trouvé la mort en traversant soit la Méditerranée, soit le tunnel sous la manche, soit les lointains chemins des balcans), des attentats meurtriers sur toute l’étendue de notre planète, le monde n’a jamais autant souffert depuis les pires guerres mondiales du XXème siècle. En tant que musulman,  j’ai prié fortement que cette année se termine très vite pour qu’enfin le monde puisse respirer un souffle nouveau. 

Malheureusement, l’année 2016 commence de la même manière que sa soeur qui l’a précédée. En effet, les atrocités, les violences, les tueries indignes des homo sapiens que nous sommes ont repris dès les premières lueurs de cette nouvelle année. Et comme en 2015, les racines de cette situation proviennent encore et toujours du monde musulman. Si en 2015, c’est le groupe état islamique à travers ses différentes filiales qui a fait parlé de lui au nom de la religion. L’année 2016 commence par des violences et des actes dignes des oeuvres de ce même groupe mais commises cette fois-ci par un pays au nom de la lutte contre le terrorisme tout en reproduisant les actes atroces des groupes terroristes. L’Arabie Saoudite puisque c’est d’elle qu’il s’agit à annoncer ce 2 janvier 2016, l'exécution de 47 prisonniers dont la décapitation du leader chiite Sheikh Al-Nimr qu’il avait auparavant condamné à la peine de mort. 

Comment un pays dont les dignitaires se définissent comme les protecteurs et serviteurs des deux lieux saints de l’Islam peuvent commettre ces actes barbares dénués de tout humanisme épine dorsale de la religion musulmane. Pire, ce chef religieux a en réalité seulement fait les frais de son appartenance à la communauté chiite qui a une vision différente de l’Islam que la communauté sunnite dont le pouvoir wahhabite de Ryad se veut le chantre. 

En tant que musulman sunnite, je me pose encore des questions pour comprendre les motifs qui peuvent animer les autorités saoudiennes à agir de la sorte. Si dans l'immense masse des médias, cette décapitation est analysée par un besoin du royaume wahhabite d'affirmer sa fermeté dans la lutte contre le terrorisme d'une part et de montrer à l'Iran sa puissance dans la région d'autre part, je reste toujours sur ma fin. En effet, le musulman sunnite que je suis ne peut tolérer qu'on exécute des personnes sous l'autel de calculs géopolitiques alors que l'Islam dont le royaume wahhabite se veut Protecteur de ses lieux saints assimile clairement l'assassinat d'un être humain à l'extermination de toute l'humanité. Il est temps que le royaume saoudien arrête de commettre des actes qui contribuent davantage à ternir l’image de l’Islam qui déjà n’a pas bonne presse à l’échelle de la planète. Malheureusement, il faut dire qu’aujourd’hui cette religion d’humanisme et de paix comme l’indique son nom est prise en otage par des «Sheikh» mal éclairés dont la famille royale d’Arabie Saoudite est l’une des plus influentes. Maintenant, reste à savoir si les populations musulmanes dont l’écrasante majorité n’est plus en Orient mais en Afrique et en Asie laissera ce diktat de ce royaume wahhabite plus habité par la défense de ses intérêts économiques dans ce bas monde continuer à faire de l’Islam une religion telle que racontée dans les médias.


04/01/2016
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Sénégalaises, sénégalais, tous contre la forfaiture du Président SALL

Peuple sénégalais connu et reconnu pour ton grand sens de la démocratie et de l’honneur, il y a des moments où se lever et dire NON même si c’est face à la plus importantissime personnalité de l’état s’avère nécessaire. Et ce moment est arrivé, car la volonté du chef de l’état à vouloir envoyer 2100 soldats sénégalais dans le lointain désert saoudien ou yéménite (on ne sait pas encore) est un projet que nous citoyens sénégalais qui avons voté le 19 mars 2012 pour la fin d’un système ne devrons laisser passer.

Certes, notre loi permet au Président Sall d’envoyer nos diambars dans n’importe quel champ de bataille, mais cette onction constitutionnelle ne devrait pas se faire au détriment de la volonté populaire et souveraine du peuple sénégalais. De surcroît, aucuns des arguments présentés par le ministre des affaires étrangères devant l’assemblée nationale ne saurait cautionner l’envoi de soldats sénégalais en terre saoudienne. Selon le ministre, l’envoi de nos diambars entre dans le cadre de la longue relation de fraternité entre les deux pays mais aussi par le souci du Président Sall de défendre les lieux saints de l’islam.

D’une part, Monsieur le Président est conscient que la guerre à laquelle nous assistons actuellement est une guerre unidirectionnelle car c’est l’Arabie saoudite qui bombarde le Yémen: les civils yéménites devrais-je dire en utilisant selon certaines organisations des droits de l’homme des armes non conventionnelles. D’autre part, Monsieur le Président n’ignore pas que sur l’ensemble de la constitution sur laquelle il a juré de diriger le Sénégal, il n’y à aucun passage stipulant que notre armée doit protéger les lieux saints de l’islam. Alors pourquoi envoyer nos vaillants soldats dans un bourbier certain pour soit disant défendre un pays dont la garde royale dépasse les 120.000 soldats (plus de cinq fois notre armée) et qui dispose dans son territoire d’une des plus grandes bases militaires de l’armée américaine (la meilleure armée au monde) dans la région.

De plus, si l’argument est de lutter contre le terrorisme, l’envoi de soldats dans le royaume wahhabite ne saurait être la meilleure solution car les menaces terroristes les plus pressantes et proches du Sénégal sont au Mali et au Nigéria, deux pays de la CÉDÉAO (communauté économiques états des d’Afrique de l’ouest) où AQMI (Al Qaïda au Maghreb Islamique) et Boko Haram font des ravages.

Dès lors, cher PEUPLE SÉNÉGALAIS, on voit clairement que rien ne saurait justifier l’immixtion de notre pays par l’intermédiaire de nos vaillants diambars dans cette guerre lointaine dont les véritables soubassements sont à chercher dans cette guéguerre ancestrale entre musulmans sunnites et musulmans chiites qui Al hamdoulilah a épargné jusqu’à aujourd’hui notre paisible pays.

Alors devons-nous laisser le Président SALL s’entêter en envoyant nos diambars vers une mort certaine pour un bon nombre parmi eux? Devons-nous accepter que les pétrodollars saoudiens transforment notre armée en légion étrangère de l’Arabie saoudite comme l’a dit le journaliste Babacar Justin Ndiaye fut-ce-t-il pour financer un incertain Plan Sénégal Émergent? Sommes-nous prêts à laisser le Président SALL faire de notre paisible SÉNÉGAL une terre cible pour les terroristes et autres kamikazes? Acceptons-nous de voir défiler à longueur de journées sur les chaines d’informations internationales des images de diambars sénégalais capturés et tués comme des animaux?

Cher PEUPLE SÉNÉGALAIS, un seul mot suffit pour répondre à toutes ces interrogations, c’est NON!!! Alors comme nous l’avons fait un certain 23 juin 2011, descendons pacifiquement dans les différentes rues du Sénégal pour montrer au Président SALL que c’est grâce à notre souveraineté qu’il a été élu à la tête de notre CHER SÉNÉGAL et que cette SOUVERAINETÉ reste et restera pour toujours entre les mains de NOUS (LE PEUPLE) qui aujourd’hui disons NON à l’envoi de nos diambars en Arabie Saoudite, un pays que certes nous aimons mais nous préférons notre CHER SÉNÉGAL.

 




05/05/2015
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L’agriculture urbaine en Afrique: un potentiel vivrier sous-exploité face à l’insécurité alimentaire

Aujourdhui, la moitié de la population mondiale est concentrée dans les centres urbains. Cette forte croissance urbaine est encore plus perceptible en Afrique particulièrement en Afrique subsaharienne. Certes, ce boom démographique est un atout majeur pour les économies locales mais il pose de véritables enjeux de développement. En effet, plongée depuis plusieurs décennies dans des crises agricoles majeures et récurrentes, lAfrique subsaharienne est marquée, en ce début de 21ième siècle, par une situation dinsécurité alimentaire généralisée, aussi bien dans les campagnes que dans les villes. Et cette situation risque daller de mal en pie à cause de la faiblesse des ressources des États et la forte croissance démographique enregistrée ces dernières années. 

Malgré tout cela, lAfrique subsaharienne a les moyens de sortir de cette spirale de crises économiques dont les causes sont à chercher dans linexistence de politiques et programmes agricoles adéquats au sein des différents États dune part et à l’échelle du continent dautre part. Ceci se traduit par la non prise en compte de plusieurs secteurs dactivités qui sont en mesure de participer à lautosuffisance alimentaire dans ces pays. Cest le cas de lagriculture urbaine qui, contrairement à son caractère de mouvement social auquel elle est assimilée dans les grandes métropoles des pays riches, est une véritable économie dans les villes dAfrique subsaharienne. C’est ainsi que l’agriculture urbaine est définie en Afrique comme une variété dactivités agricoles et pastorales pouvant prendre place dans les limites ou en périphérie des agglomérations urbaines (Smith et al., 2004). Et c’est dans cette proximité avec la ville que cette activité tire ton son potentiel économique dont les impacts vont au-delà même des frontières des grandes agglomérations africaines.

En effet, lagriculture urbaine occupe aujourdhui une place prépondérante dans l’économie des pays africains. En plus de participer à la réduction de la pauvreté en procurant dimportants revenus aux exploitations familiales et à la réduction de la balance commerciale des pays concernés grâce aux exportations de ses productions, lagriculture urbaine constitue de nos jours le principal grenier agricole de plusieurs villes africaines en dehors des céréales en assurant une part importante de leurs besoins en légumes et autres produits agricoles. Cest le cas à Dakar (Sénégal) où cette activité assure à hauteur de 70 % la demande en légumes et où sa composante avicole représente 33 % de la production nationale soit entre 65 % et 70 % de la demande du pays (Mbaye, 1999). Cest la même tendance quon observe dans dautres villes dAfrique subsaharienne. À Dar-es-Salam (Tanzanie) tout comme à Bissau (Guinée Bissau), cest 90 % de la demande en légumes feuilles qui est assurée par lagriculture urbaine contre 100 % de la demande tous légumes confondus à Bamako (Mali) (Akinbaminjo, 2002). À Kampala (Ouganda), cest 70 % de la demande en viandes de volailles et œufs qui est satisfaite par lagriculture urbaine contre 50 % à Bamako (idem) et 60 % à Cotonou (Bénin) (Guèye & al., 2009).

Par ailleurs, lagriculture urbaine est un secteur avec un fort potentiel demplois dans un continent où la moitié de la population âgée de moins de 25 ans est confrontée à un chômage endémique. Les emplois créés aujourdhui par lactivité agricole en milieu urbain se chiffrent à des dizaines de milliers à l’échelle du continent et ceux-ci ne cessent daugmenter à cause dune part du fort taux de chômage dans toutes les villes africaines et dautre part de lattractivité économie de cette activité. Cest ainsi qu’à Ouagadougou (Burkina Faso),  45 000 emplois directs et indirects sont attribués à lagriculture urbaine (Ouedraogo et al., 2009) contre 15 000 emplois directs et 35 000 emplois indirects à Dakar (Mbaye, 1999). En Afrique centrale, 12 500 familles actives dans le maraîchage sont dénombrées à Yaoundé au Cameroun (T. Dongmo & al., 2004) contre 10 000 maraîchers à Kinshasa (R.D du Congo) (Dieudonné & al., 2011).

Ces chiffres révèlent toute limportance économique et sociale de lagriculture urbaine en Afrique. Malheureusement, le poids de cette activité dans l’économie des pays africains est manifestement sous-coté au détriment de lagriculture rurale. Et cela se manifeste par la non-prise en compte de cette activité dune part dans les politiques publiques agricoles et dautre part dans les politiques daménagement urbain. Ainsi, pour faire face à l’explosion des projets immobiliers au détriment des zones agricoles urbaines, il est urgent d’élaborer des politiques publiques visant à encadrer le développement et la pérennisation des activités agricoles dans les villes africaines.  Sinon, malgré les fortes productions et les milliers demplois générés, lagriculture urbaine risque de disparaître un jour dans la plupart des grandes métropoles africaines.  Ce qui ne fera quamplifier les crises agricoles dans lesquelles lAfrique subsaharienne est empêtrée depuis plusieurs décennies. Et à lheure où on cherche des réponses à la question: comment nourrir les populations africaines?, lagriculture urbaine offre à coup sûr de véritables pistes de réflexion. 

 


19/11/2014
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MACKY SALL: de l'orthodoxie républicaine à la real politk

M. le Président, les premières heures qui ont suivi votre élection à la magistrature suprême de notre pays avait suscité en moi beaucoup despoir de voir enfin le changement dans notre cher Sénégal. En effet, je percevais dans vos discours et vos premières actions toute la détermination quil fallait pour conduire le Sénégal vers le développement à la suite de la décennie WADE. Vous sembliez comprendre à  cette époque que pour diriger ce pays, on devait y bannir toutes les contre valeurs qui étaient érigées en modèle par nos concitoyens. Et aujourdhui, je suis toujours convaincu de cela mais, car il yen un, vos dernières sorties minquiètent et minterpellent. En tant que citoyen soucieux du développement de son pays, je ne peux comprendre les actes que vous posez depuis quelques mois. Parmi ceux-ci, votre volonté de faire abolir la loi sur les délits de presse, votre silence sur la liste anticonstitutionnelle élue à Touba et le non moins important, votre acte dallégeance au khalife des mourides lors de votre visite dans son fief de Nganda.

La loi sur les délits de presse M. le Président, cette loi sera anticonstitutionnelle car elle placerait une catégorie socioprofessionnelle au dessus des lois qui sont par définition générales et impersonnelles. Alors favoriser ladoption de cette loi, cest faire des journalistes et des professionnels de la presse des citoyens à part qui peuvent user, voire abuser du pouvoir que leur confère leur position dans les médias sans courir le risque d’être inquiéter. Au nom de quoi cela devrait-il être le cas? La responsabilité dun travailleur Monsieur le Président, fut-il un journaliste, est de répondre de ses actes devant la loi et daccepter d’être sanctionné en cas de faute professionnelle par la justice universelle à tous les citoyens. De plus, Monsieur le Président, vous avez même reconnu que les citoyens subissent aujourdhui au Sénégal une véritable dictature de la part de ces mêmes média. Pourquoi alors vouloir abolir la loi sur les délits de presse?



Votre silence sur la liste de Touba lors des dernières locales, votre geste dallégeance au Khalife des mourides à Nganda et votre discours à la sortie de cette rencontre

Monsieur  le Président, lors de votre discours de prestation de serment de 2012, vous avez juré devant Dieu et devant la nation sénégalaise d’observer et de faire observer scrupuleusement les

dispositions de la constitution et des lois dont la loi électorale. Malheureusement, les sénégalais ont vécu la mort dans l’âme la caution que vous avez apporté à la liste du khalife en lui envoyant votre ministre de lintérieur. Quen est-il alors de votre serment? Et pourtant, limage que vous avez véhiculée auprès des sénégalais est celle dune personne intransigeante dans le respect des lois. De toute évidence, ce n’était quune image.  Aujourdhui, Monsieur le Président, les citoyens comme moi, qui vous ont préféré à Abdoulaye Wade parce quil se comportait beaucoup plus en talibé quen Président de la République devant les chefs religieux, ont mal. Oui, nous avons mal parce que vous reproduisez le même schéma qui a participé à ruiner le Sénégal. En vous comportant tel un talibé comme vous lavez fait par les actes et par les paroles à Nganda, vous nourrissez les lobbies religieux qui vous empêcheront de faire les véritables réformes indispensables à notre développement.

En ce moment Monsieur le Président, je minterroge sur les véritables raisons qui vous amènent à tourner casaque devant la nation sénégalaise, celle-là même qui vous a élu et qui compte sur vous pour changer le pays. Entendez leur désarroi, leur incompréhension quand vous posez des actes qui vont à lencontre des idéaux pour lesquels elle vous a porté triomphalement jusquau palais que vous occupez.


09/09/2014
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L’agriculture urbaine au Sénégal, une activité en voie de disparition

Depuis l’indépendance du Sénégal en 1960. La région de Dakar ne cesse d’accueillir des populations venues de tout le pays à la quête d’une vie économique meilleure. Cet afflux démographique a fait de cette presqu’île du Cap-Vert une forte agglomération avec un taux d’urbanisation de l’ordre 96%. Cette concentration de populations sur une superficie de 550km2 pose des questions de développement majeures parmi lesquelles l’accès au logement est le non moins important. En effet, la région de Dakar est aujourd’hui confrontée à un important déficit de logements qui fait que les rares terres agricoles encore existantes de cette région font l’objet d’énormes spéculations.

L’agriculture urbaine est une pratique très ancienne dans la région de Dakar grâce à des  conditions climatiques favorables à son développement. De nos jours, elle couvre 60% de la demande en légumes de la région tandis que sa  composante avicole représente 33% de la production du pays soit 65 à 70% de la demande nationale. Malgré ce fort potentiel, cette activité est confrontée aux réalités urbaines d’aujourd’hui qui font que son périmètre foncier ne cesse de se rétrécir au profit de projets immobiliers beaucoup plus rentables aux yeux des bailleurs (banque et institution de financement) et peut-être même des autorités politiques.

Par conséquent, il urge que les pouvoirs politiques réagissent face à cette situation en mettant en œuvre des politiques de sauvegarde et de promotion de l’agriculture urbaine à Dakar et dans toutes les régions où cette pratique est possible. En effet, l’agriculture urbaine à Dakar c’est près de 15.000 emplois directs générés chaque année et à l’heure de la crise de l’emploi dans notre pays il serait dommage de perdre une activité aussi pourvoyeuse d’emplois. Certes, l’Etat doit répondre de manière positive à la question du logement à Dakar mais cette réponse ne doit pas se faire au détriment de l’agriculture urbaine.   Ainsi pour ne pas voir la disparition de cette activité, il est important de faire appliquer le schéma directeur d’aménagement du territoire (SRAT) de la région de Dakar dans lequel les zones agricoles sont bien délimitées et exclusivement destinées à l’agriculture.

Aujourd’hui, la spéculation foncière à Dakar qui est une menace réelle à la survie de l’agriculture urbaine n’est pas seulement entretenue par les promoteurs immobiliers. L’Etat à travers ses nombreux projets dénuée de toute cohérence avec les outils de planification territoriale d’une part et des différentes politiques de décentralisation d’autre part participe activement à faire disparaître la pratique agricole dans la région. C’est dans cette optique qu’entre le projet de construction de l’arène nationale de lutte dans le site du technopôle qui est une zone d’une grande valeur écologique en plus d’accueillir l’une des plus grandes zones de production agricole de Dakar. Quand à la politique de décentralisation amorcée depuis 1996, elle a transféré toutes les compétences liées à la gestion foncière aux collectivités locales dirigées par une classe politique dont l’objectif principal se limitait à leur propre enrichissement. Et la conséquence dix sept ans après la création des collectivités locales est la quasi disparition de la plupart des terres agricoles dans les communes (Guédiawaye, Pikine, Malika, Yeumbeul, Keur Massar, Sangalkam etc.) jadis réputées pour l’importance de l’agriculture dans leur terroir au profit de logements mal planifiées et qui en cette période d’hivernage se retrouve dans les eaux.


19/09/2013
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