MANIÈRES DE VOIRE

MANIÈRES DE VOIRE

Monsieur le Président, c'est l'heure d'agir.

Avec la mort du jeûne et ancien militaire Oumar Bokhom après s’être immolé devant les grilles de la plus grande institution du Sénégal, l’heure est venue de réfléchir sur le malaise des sénégalais. En effet, Monsieur le président, n’est ce pas vous qui disiez « que vous n’accéderez jamais au pouvoir en marchant sur des cadavres » et maintenant que vous y êtes des jeûnes, crème de notre nation ne trouvent rien d’autre à faire que de se suicider pour montrer à l’opinion leur désarroi de plus en plus accru sous votre magistère. Loin de cautionner cette pratique qui nous espérons ne fera pas long feu, il nous parait tout de même important d’attirer votre attention sur le malaise que les sénégalais et au premier desquels les jeûnes vivent de nos jours dans leurs différents quartiers. Ce malaise est si profond qu’il pourrait découler sur des tensions insoupçonnées car ce qui se passe dans le Maghreb peut survenir à n’importe quel moment dans le pays. Et ne vous y trompez pas, si le Sénégal est une démocratie par rapport à ces pays, l’appel du ventre c'est-à-dire de la pauvreté et du désespoir trouvera facilement un écho favorable chez des jeûnes à l’avenir hypothéqué.

Ainsi, il est grand temps pour vous de revoir votre copie en prenant des décisions et des mesures auxquelles tout le peuple adhérera. Parmi celles-ci, la première devrait être de limoger tout votre gouvernement  et si je dis tout le gouvernement, celui qui est niché à la présidence en fait parti. A la suite de ce limogeage, mettre sur pied un gouvernement d’action très réduit par le nombre (au maximum 20 ministres). Cette première mesure dissipera à coup sûr le ras-le-bol des  sénégalais. Ce qui permettra de retrouver un climat social calme qui permettra à votre nouveau gouvernement de régler les questions de l’heure entre autres la question énergétique et la cherté des denrées de première nécessité.

Une autre mesure est de prendre la parole devant la nation afin de la rassurer et faire en même temps votre mea-culpa sur la manière dont vous et vos proches dilapident les dénis publics. Ceci étant fait, vous gardez au Sénégal la paix et la tranquillité légendaire qui a tout le temps fait son histoire et pour lesquelles vous avez juré devant Dieu et les hommes de sauvegarder.

Espérant que ces mots trouveront une oreille attentive à votre niveau Monsieur le Président, je vous prie de ne pas mettre le Sénégal dans un chaos social alors que nous avons du mal à sortir du chaos économique.

 



21/02/2011
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